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The Night House, The Sadness, The Deep House: la programmation complète de Fantasia 2021 dévoilée!

C’est le moment de débuter vos listes! Le Festival international de films Fantasia dévoile aujourd’hui la programmation complète de sa 25e édition. Du 5 au 25 août prochains, les festivaliers auront droit à un nombre impressionnant de découvertes virtuelles, en plus de quelques projections présentielles.

Vous retrouvez le très exhaustif communiqué ci-bas (on est encore en train de le décortiquer au moment d’écrire ces lignes), mais les fans d’horreur devraient entre autres mettre sur leur radar le nouveau The Night House de David Bruckner (The Ritual), en première internationale, le très violent film de zombies taïwanais (réalisé par le Canadien Rob Jabbaz) The Sadness, récemment acquis par Raven Banner (la bande-annonce est folle!) et présenté en première nord-américaine, ainsi que l’autre nouveau film (après Kandisha) du duo derrière À l’intérieur, The Deep House, qui nous propose un film de maison hantée sous-marin, aussi présenté pour la première fois en Amérique du Nord (notre entrevue avec le cinéaste Julien Maury vient d’être publiée!).

Mention également à la projection de Frank & Zed (on vous en parlait l’an dernier ici), une orgie de sang 100% marionnettes, ainsi qu’une tonne de conférences intéressantes, dont celle orchestrée par l’équipe d’Untold Horror avec Brian Yuzna, William Malone et Richard Raaphorst, celle en compagnie de l’auteur Grady Hendrix, qui nous parlera de son dernier The Final Girl Support Group, dont l’adaptation HBO Max vient tout juste d’être annoncée, puis finalement celle avec les fameux RKSS à propos de l’adaptation de Turbo Kid sous forme de jeu vidéo!

Consultez le site de Fantasia pour connaître la programmation complète!


FANTASIA 2021 SE CONCLURA PAR LA PROJECTION DU FILM THE GREAT YOKAI WAR GUARDIANS DE TAKASHI MIIKE ET RENDRA HOMMAGE À SHUNJI IWAI ET PHIL TIPPETT POUR L’ENSEMBLE DE LEUR CARRIÈRE DANS LE CADRE DE LA 25E ÉDITION DU FESTIVAL

THE DEVIL’S DEAL de Lee Won-tae, BULL de Paul Andrew Williams, WHAT JOSIAH SAW de Vincent Grashaw, THE DEER KING de Masashi Ando & Masayuki Miyaji, THE SADNESS de Rob Jabbaz, et THE DEEP HOUSE de Alexandre Bustillo & Julien Maury sont parmi les titres finaux annoncés

21 juillet 2021 // Montréal, Québec – Le Festival international de films Fantasia annonce un vaste éventail de nouveaux titres de longs métrages qui seront présentés lors de sa 25e édition, en plus de dévoiler les détails des panels, conférences, hommages, événements spéciaux, et jurys. En plus de notre impressionnante programmation virtuelle de films, qui seront tous géobloqués au Canada, le festival inclura un petit nombre de projections présentielles à Montréal. 

Fantasia commencera le 5 août avec la première mondiale du film de zombies québécois BRAIN FREEZE— à la suite de la projection événementielle spéciale de THE SUICIDE SQUAD de James Gunn le 4 août pour souligner le 25e du festival — et se terminera le 25 août avec le film de clôture nouvellement annoncé, le très attendu THE GREAT YOKAI WAR – GUARDIANS de Takashi Miike. 

TAKASHI MIIKE EN CLÔTURE DE FANTASIA 2021 AVEC THE GREAT YOKAI WAR GUARDIANS 

L’honneur d’être le film de clôture appartient à Takashi Miike (AUDITION, 13 ASSASSINS), une présence constante, mais toujours surprenante au cours de la longue histoire du festival. Il y a quinze ans, THE GREAT YOKAI WAR avait émerveillé les spectateurs lors de l’ouverture de Fantasia 2006. Sa suite, THE GREAT YOKAI WAR – GUARDIANS, nous plonge dans l’univers féerique de ces sympathiques démons japonais grâce à une créativité débordante. Avec ses références aux films de kaiju, son récit rassembleur, son ambiance festive, son amour pour la culture populaire et une réalisation spectaculaire du cinéaste chouchou de Fantasia, c’est le candidat parfait pour clôturer ce 25e anniversaire. PREMIÈRE INTERNATIONALE.

WHAT JOSIAH SAW VOUS GLACERA LE SANG

Dans ce cauchemar gothique de Vincent Grashaw, une famille avec de vieux secrets enfouis se réunit dans une ferme isolée après deux décennies, afin d’expier ses péchés. La distribution inclut Robert Patrick, Nick Stahl, Kelli Garner, Tony Hale, Scott Haze et Jake Webber. C’est le THE DARK AND THE WICKED de cette année. PREMIÈRE MONDIALE.

CRIME ET POLITIQUE DANS LE THRILLER SUD-CORÉEN THE DEVIL’S DEAL

Cette œuvre magistralement réalisée par Lee Won-tae, sa première depuis la sélection cannoise THE GANGSTER, THE COP, THE DEVIL, s’affiche d’abord comme une satire politique peu flatteuse qui se transforme en suspense enlevant où la corruption, les délits d’initiés et le crime organisé mènent le cirque. En tête d’une fabuleuse distribution, l’acteur Cho Jin-woong (ME AND ME) offre l’une de ses grandes performances en carrière en illustrant avec un naturel désarmant les multiples facettes de ce politicien ambitieux et torturé, aussi attachant que détestable, dont la vie dépend littéralement de son élection. Avec sa trame sonore immersive, son intrigue captivante et ses retournements judicieux, THE DEVIL’S DEAL est un must! PREMIÈRE MONDIALE.

BULL : UN FÉROCE THRILLER CRIMINEL BRITANNIQUE

Après avoir disparu pendant 10 ans, un criminel endurci (Neil Maskell, KILL LIST) revient traquer ses anciens confrères gangsters dans BULL, un féroce film de vengeance britannique réalisé par Paul Andrew Williams (LONDON TO BRIGHTON). Une histoire de vengeance si brutale qu’elle s’apparente souvent à un film d’horreur, avec des personnages bien définis et une foule de détails procurent une authenticité à la petite ville où l’action se déroule. Mettant aussi en vedette Tamzin Outhwaite (EASTENDERS), et David Hayman (TABOO, SID AND NANCY), qui s’inscrit parmi les personnages de gangsters britanniques les plus mémorables. PREMIÈRE MONDIALE.  

LE RÉCIT INITIATIQUE RENCONTRE LA SCIENCE-FICTION DANS FOLLOW THE LIGHT

Fraîchement arrivé de Tokyo dans un village moribond de la campagne japonaise, le timide Akira est fasciné par la mystérieuse Maki, qui est obsédée par un agroglyphe dans les champs de son grand-père. Le récit initiatique FOLLOW THE LIGHT est un véritable joyau d’une richesse narrative et visuelle éblouissante. Cette impressionnante première œuvre du réalisateur et coscénariste Yoichi Narita laisse entrevoir une brillante carrière. La direction photo majestueuse qui met en valeur les magnifiques paysages ruraux et l’usage judicieux de la trame sonore rappellent le chef-d’œuvre de Shunji Iwai ALL ABOUT LILY CHOU-CHOU. FOLLOW THE LIGHT vous marquera par sa sidérante beauté et la sensibilité de son récit. PREMIÈRE MONDIALE.

UN CONTE SUD-AFRICAIN DYSTOPIQUE : GLASSHOUSE

Un étranger s’introduit dans un abri alors qu’une toxine faisant perdre la mémoire se répand à travers le pays. Sensuel et sauvage, GLASSHOUSE tresse une histoire mélangeant des aspects d’une science-fiction dystopique, d’une horreur folklorique et d’un gothique sombre et pervers, pour élaborer un récit existentiel qui explore l’importance de la narration et de la mémoire. Un saisissant premier long métrage de la réalisatrice sud-africaine Kelsey Egan, mettant en vedette Adrienne Pearce, Jessica Alexander, Anja Taljaard, et Hilton Pelser. PREMIÈRE MONDIALE. 

MIDNIGHT : UN THRILLER SUD-CORÉEN ÉPOUSTOUFLANT

Une vague de meurtres frappe la ville. Tapi dans l’ombre, le meurtrier vient d’identifier sa nouvelle proie – une femme malentendante. Depuis maintes années, la République de Corée représente la destination privilégiée pour les amateurs de suspenses sombres, intenses et imprévisibles où la tension est à couper au couteau. MIDNIGHT, le premier long métrage de Kwon Oh-seung, s’inscrit parfaitement dans cette tradition en offrant un récit haletant qui s’amuse à tester les nerfs des spectateurs les plus aguerris. PREMIÈRE CANADIENNE

ENTREZ DANS THE NIGHT HOUSE 

Une veuve (l’excellente Rebecca Hall) découvre les troublants secrets de son défunt mari. Et quelle est dont cette présence fantomatique qui surgit la nuit? Succès instantané à Sundance, ce thriller surnaturel est réalisé par David Bruckner (THE RITUAL, THE SIGNAL). Mettant aussi en vedette Sarah Goldberg, Vondie Curtis Hall, Evan Jonigkeit, et Stacy Martin. PREMIÈRE INTERNATIONALE

TOKYO REVENGERS : UNE BASTON POUR SAUVER L’AVENIR

Takemichi a la chance de changer l’avenir – s’il peut survivre à son propre passé! Thriller de voyage dans le temps conjugué avec baston généralisée, délinquance juvénile extrême, et un soupçon de comédie romantique adolescente, TOKYO REVENGERS est l’adaptation en prises de vue réelles du populaire manga de Ken Wakui. Le réalisateur Tsutomu Hanabusa (KAKEGURUI 1 et 2, aussi à Fantasia cet été) a relevé ce défi de taille. Le résultat est un succès retentissant où les complexités inhérentes à la science-fiction se fondent comme par magie dans un véritable raz-de-marée de bagarres sanglantes, en ménageant malgré tout une petite place à la douceur d’un premier grand amour. PREMIÈRE INTERNATIONALE. 

PRODUCTION I.G NOUS OFFRE L’ÉPIQUE ANIMÉ THE DEER KING!

Venant tout juste d’être présenté en première mondiale au Festival d’Annecy, et en attendant d’être diffusé au Japon, le très attendu THE DEER KING, coréalisé par les vétérans de l’animé Masashi Ando et Masayuki Miyaji, est une épopée fantastique animée de premier ordre. Inspiré des livres de Nahoko Uehashi, la saga du guerrier légendaire Van prend vie avec les standards de qualité sans égal que l’on peut attendre des studios Production I.G (GHOST IN THE SHELL, NEON GENESIS EVANGELION). Le film affiche une animation empreinte d’un design précis et élégant, à l’image de l’œuvre d’Uehashi, qui a décidément le don pour créer des univers et des conflits fascinants. PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE

CRIME ET DRAME FAMILIAL DANS IDA RED

Le cinéaste du Midwest John Swab (LET ME MAKE YOU A MARTYR) est de retour à Fantasia avec une saga criminelle mettant en scène une famille américaine unique en son genre. Dans des rôles de criminels, Josh Hartnett, Frank Grillo, et Melissa Leo (en Ma Barker moderne) sont à leur meilleur. PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE

DON’T SAY ITS NAME : UN FILM D’HORREUR AUTOCHTONE POUR NOTRE ÉPOQUE

Lorsqu’une militante environnementaliste revient à la vie après un accident suspect, un esprit ancien renaît près d’une petite ville du nord. Grâce aux nombreux talents autochtones qui travaillent devant et derrière la caméra, DON’T SAY ITS NAME de Rueben Martell mérite à juste titre des éloges pour la représentation de cette culture amenée tout à fait naturellement. Ce sont cependant les personnages hyper réels (et super sympathiques) et les performances de Madison Walsh (SOMETHING UNDONE), Sera-Lys McArthur (OUTLANDER), Samuel Marty (GODLESS), Carla Fox, et Julian Black-Antelope (HOLD THE DARK) qui rendent le film unique. PREMIÈRE MONDIALE.

L’EXPÉRIENCE D’HORREUR TRANSGRESSIVE DE LA DÉCENNIE : THE SADNESS

Dans une version alternative de Taiwan, une pandémie particulièrement virulente que le gouvernement a choisi de plus ou moins ignorer voit un variant semblable à la rage émerger. Les gens infectés ne peuvent plus contrôler leurs pulsions primaires et agissent comme des déchaînés. Vision cauchemardesque multipliant les instances de cruauté sans nom, THE SADNESS est un retour au type de film abrasif et sans compromis produit par Hong Kong dans les années 1990. Habité par la peur existentielle de la violence qui survient aléatoirement, c’est un film électrisant et anxiogène à souhait. Fantasia est fier d’amener ces montagnes russes d’horreur extrême en Amérique du Nord peu après le lancement du film à Locarno. PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE.

THE DEEP HOUSE : TERREUR SOUS-MARINE

Deux youtubeurs casse-cou passionnés par l’exploration de bâtiments urbains abandonnés plongent au fond d’un lac, où se trouve une maison mystérieuse au passé sinistre. Alexandre Bustillo et Julien Maury (INSIDE, KANDISHA) font preuve de nombreuses compétences cinématographiques avec ce long métrage intelligent de style « found footage ». L’obscurité immersive, l’étrangeté flottante — THE DEEP HOUSE nous entraîne, de plus en plus bas, d’un simple malaise à une terreur absolue et insondable. PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE.

LE PLAISIR EST TOUT CE QUI COMPTE DANS GRAND BLUE DREAMING

Pris dans une boucle temporelle en mode nu-vite à mi-chemin entre GROUNDHOG DAY et MEMENTO, deux jeunes hommes aboutissent dans un club de plongée sous-marine peuplé de fêtardsmusclés et de jolies filles agressives. Adapté d’un populaire manga, GRAND BLUE DREAMING de Tsutomu Hanabusa (TOKYO REVENGERS) est un hilarant ovni. Une comédie à l’humour gras et décomplexé qui se balance de la rectitude politique, et qui satisfera votre besoin de rire à gorge déployée devant une succession effrénée de situations délicieusement absurdes! PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE. 

UNE CRÉATION ENVOÛTANTE DE PERRY BLACKSHEAR

Wilson affronte des forces qu’il ne comprend pas complètement, dans une quête de rédemption pour sa sœur et lui dans WHEN I CONSUME YOU, un envoûtant nouveau film du cinéaste indépendant Perry Blackshear. Les principaux acteurs de THEY LOOK LIKE PEOPLE et de THE SIREN (2019), c’est-à-dire Margaret Ying Drake, MacLeod Andrews et Evan Dumouchel, sont également de retour dans ce nouveau récit puissant, quoique dépouillé, à la fois très cru, très intime, et pratiquement palpable, alors que se profile dans l’ombre l’entité démoniaque aux yeux jaunes qui sème la dévastation partout dans son sillage. PREMIÈRE MONDIALE.

SEPT CINÉASTES LÉGENDAIRES RENDENT HOMMAGE À HONG KONG

Dans « Exercise », Sammo Hung relate un souvenir d’enfance : un maître de chant qui endurcit ses élèves à l’école de l’opéra de Pékin. Dans « Headmaster », Ann Hui rend un hommage émouvant aux enseignants du Hong Kong d’hier et d’aujourd’hui. Dans « Tender is the Night », Patrick Tam Kar-Ming, mentor de Wong Kar-Wai, raconte l’émigration des habitants de la ville dans une histoire d’amour impressionniste. Dans « Homecoming », le grand chorégraphe et réalisateur Yuen Woo-Ping s’attaque au fossé des générations. Dans « Bonanza », Johnnie To détaille tous les soucis capitalistes de Hong Kong. Dans « Astray », film posthume de Ringo Lam, c’est l’immense port de la ville qui déborde de petits souvenirs précieux. Enfin, dans « Conversation in Depth », Tsui Hark spécule, avec une lucidité hors pair, sur les dix prochaines années. Magnifique anthologie arrivant à un moment charnière dans l’histoire de Hong Kong, SEPTET : THE STORY OF HONG KONG rassemble dans un même long métrage sept réalisateurs de légende qui composent ensemble une symphonie en l’honneur de leur ville bien-aimée. PREMIÈRE QUÉBÉCOISE.

CATCH THE FAIR ONE : UN THRILLER DE VENGEANCE BRUTAL 

Championne des poids super-légers de la WBA, Kali Reis interprète un rôle qui lui va comme un gant : celui d’une ex-boxeuse à demi autochtone, Kaylee « K.O. » Uppashaw, qui infiltre un réseau de prostitution à la recherche de sa sœur disparue. CATCH THE FAIR ONE est un projet qu’elle a coscénarisé avec le réalisateur de MANOS SUCIAS, Josef Kubota Wladyka : quatre ans d’intense collaboration afin de raconter un peu l’histoire de ces milliers de femmes autochtones disparues ou assassinées à travers l’Amérique du Nord. Le résultat final? De la dynamite. Regorgeant de furie et d’angoisse, c’est un thriller de vengeance qui ne saurait nous arriver à un moment plus pertinent. Coproduit par Darren Aronosfky et Molly Ascher (oscarisée en 2021 pour NOMADLAND), et gagnant du Prix du public à Tribeca. PREMIÈRE INTERNATIONALE. 

HORREUR ET MYSTÈRE CONVERGENT DANS ON THE 3RD DAY

Plus récent film du réalisateur argentin Daniel de la Vega (WHITE COFFIN) et de la compagnie de production Del Toro Films (la version sud-américaine de Hammer Studios), ON THE 3RD DAY suit une mère (Mariana Anghileri) à la recherche de son fils disparu… et du souvenir de ce qui s’est passé la nuit d’un accident de voiture. PREMIÈRE INTERNATIONALE

MIDNIGHT IN A PERFECT WORLD : CAUCHEMAR AUX PHILIPPINES

Dans un futur pas si lointain, Manille est devenue un monde « parfait ». Des forces invisibles jouent, en coulisse, afin de préserver cette perfection, et le tout crée dans la population une espèce d’oppression subconsciente. On raconte que des couvre-feux spontanés, accompagnés d’interruptions de courant, se produisent ici et là, après minuit, et que celles et ceux qui se font prendre dans la rue disparaissent sans laisser de traces… Nous avons longtemps attendu le second film de Dodo Dayao, l’auteur de VIOLATOR, une expérience filmique digne de nos pires cauchemars. MIDNIGHT IN A PERFECT WORLD tire son titre d’une piste de DJ Shadow, et exsude un parfum de dystopie anticipée à la Philip K. Dick. PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE.

La section Camera Lucida ajoute ce film final à sa compétition, ainsi que les courts et moyens métrages suivants : AQUATIC BIRD (Chine – Réal. Zhang Nan); BORN PISCES (Japon – Réal. Yoko Yamanaka); DEATH VALLEY (États-Unis – Réal. Grace Sloan); DOUBLE HELIX (Chine – Réal. Qiu Sheng); NOSES ON THE RUN (Corée du Sud – Réal. Kim Boram) et TAIPEISUICIDE STORY (Taiwan – Réal. KEFF).

AMOUR, DÉSIR ET MARIONNETTES DANS LA SECTION UNDERGROUND 

La section Fantasia Underground met en lumière les coins reculés de la cinéphilie, présentant des films créés par des artistes excentriques et transgressifs qui travaillent en dehors des courants dominants.

Écarte-toi, John Hugues, et cède ta couronne, parce que les films d’amour d’adolescents ne seront plus tout à fait les mêmes après BABY, DON’T CRY, de Zita Bai! Baby (Bai), une immigrante chinoise vivant en banlieue de Seattle, donne un sens à sa vie de famille difficile et à son sentiment d’exclusion grâce à ses films indépendants faits maison et ses visions animales du monde. Lorsqu’elle rencontre Fox (Vas Provatakis), un voyou des quartiers pauvres doué pour prendre de mauvaises décisions, un tourbillon d’intensité, de férocité et de sexualité les engloutit tous les deux. Oscillant entre les visions fantastiques de Baby et la philosophie punk rock de Fox, le couple plonge tête première et sans retenue dans une histoire d’amour explosive. PREMIÈRE MONDIALE.

Êtes-vous prêts pour une orgie de sang? FRANK & ZED, une des productions les plus gore de l’année, vous en promet à profusion dans ce film à la fois brutal et bizarrement réconfortant, qui retrace l’histoire d’un étrange duo de monstres : Frank, sorte de créature de Frankenstein, et son compagnon Zed, dévoreur de cerveaux, doivent braver une malédiction du Moyen-Âge qui s’est abattue sur un petit village. Le réalisateur Jesse Blanchard a su saisir l’occasion de faire l’un des films les plus captivants de la dernière année. Né d’une passion évidente, puis conçu et réalisé sur six ans, FRANK & ZED incarne la résilience du vrai cinéma marginal. L’un des films de marionnettes les plus impressionnants sur le plan technique à avoir vu le jour dans le domaine de l’horreur. PREMIÈRE QUÉBÉCOISE.

Bienvenue dans l’univers de GIVING BIRTH TO A BUTTERFLY, le premier long métrage étrange, mélodique et obsédant de Theodore Schaefer. Après s’être fait voler son identité, Diana (Annie Parisse) part en virée avec la copine enceinte (Gus Birney) de son fils afin de retrouver les coupables. La qualité onirique de ce film aux tons pastel, tourné en 16 mm, vous bercera dans son atmosphère insolite. À mesure que la frontière entre la réalité et le rêve s’estompe, le film mêle un humour ironique et détaché à un mélange unique de surréalisme américain qui explore, par le biais du kitsch et des performances, un profond sentiment d’aliénation et de solitude. PREMIÈRE MONDIALE.

L’une des œuvres les plus fantastiques et emblématiques du cinéma d’exploitation américain apparut en 1989, et son auteur, Stephen Sayadian, signa le tout de son pseudonyme : Rinse Dream. Trente-deux longues années plus tard, ce chef-d’œuvre marginal trouvera enfin son public véritable et sera apprécié à sa juste valeur grâce à une toute nouvelle restauration. Exploitant la libido réprimée de l’Amérique de façon exquise, voire hilarante, DR. CALIGARI se révèle à la fois bizarroïde et frappant, à la fois bête et dérangeant, et certainement avant-gardiste. Comme le suggère ce titre, il s’agit d’une sorte de remake du classique expressionniste allemand. Le docteur Caligari traite une certaine mademoiselle Van Houten qui semble perdre le contact avec la réalité. Un diagnostic de maladie libidineuse. 

CLASSE DE MAÎTRE AVEC LE LÉGENDAIRE STEPHEN SAYADIAN

Afin de souligner la restauration de son influent classique underground DR. CALIGARI, Stephen Sayadian discutera de sa carrière passée, présente et future. L’artiste multidisciplinaire a fait ses débuts comme directeur artistique pour Larry Flynt Publications, puis il a conçu certaines des affiches les plus iconiques des années 1980 (dont DRESSED TO KILL, THE FUNHOUSE et THE FOG), et réalisé certains des films les plus transgressifs de l’époque. Sous le pseudonyme Rinse Dream, Sayadian a tourné des films tels que CAFÉ FLESH et NIGHTDREAMS II & III, brouillant les limites entre la porno et l’art. Touchant autant au softcore qu’au hardcore, ses films surréalistes possédaient un sens de l’humour tordu, une incroyable direction artistique et de l’imagerie hallucinatoire. Pour la première fois à Fantasia, Sayadian partagera les histoires et légendes qui ont marqué son incroyable carrière et nous donnera un avant-goût de ce qui s’en vient prochainement. 

Une exposition virtuelle des œuvres de Sayadian sera aussi présentée durant le festival, en collaboration avec BBAM! Gallery. 

PIRATAGES, DROGUES & PUNKS: AU DELÀ DES LIMITES DE LA RAISON AVEC LES TROIS DERNIERS TITRES DE LA SECTION DOCUMENTAIRES DE LA MARGE

Naviguant au travers des vies de personnages décalés et explorant leurs esprits fascinants, la section Documentaires de la marge – programmée par la nouvelle directrice de section Celia Pouzet et la programmatrice Alyssia Duval-Nguon – vient troubler les codes et rompt avec les frontières de l’(i)réel.

Le voyant rouge de la webcam d’Alice clignote, tout d’un coup. Un hacker, un fantôme, un dieu? Elle décide de dévoiler la source, voire l’identité de l’envahisseur à sa manière. DEAR HACKER est une sorte de film d’invasion informatique, et au-delà. Ce premier documentaire d’Alice Lenay est un patchwork d’appels vidéo, une réflexion métaphysique. Alice saute joyeusement dans le terrier et navigue à travers l’univers infini de la toile virtuelle — et celle de notre esprit — et de notre interdépendance à une époque où nous n’avons jamais été aussi éloignés les uns des autres. Avec ses observations pleines d’esprit et son imagination sagace, elle écrit une lettre visuelle. Elle raconte l’histoire de la perception, de la réalité, l’histoire de… nous. PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE.  

Une joyeuse bande de chauffeurs de bus travaille sur une adaptation théâtrale faite maison d’ALIEN de Ridley Scott dans le premier long métrage documentaire de Lucy Harvey et Danielle Kummer, ALIEN ON STAGE. Évoquant l’univers de Christopher Guest (plus précisément WAITING FOR GUFFMAN), le film présente du DYI dans toute sa splendeur; entre costumes de seconde main et décors en carton, nous suivons les mésaventures des personnes les plus charmantes, terre-à-terre et sympathiques que vous rencontrerez. PREMIÈRE QUÉBÉCOISE.

Vibrant hommage à l’une des personnalités les plus reconnaissables et atypiques de l’histoire du punk, POLY STYRENE : I AM A CLICHÉ célèbre la vie et l’héritage de Poly Styrene, la chanteuse de X-Ray Spex et une tête d’affiche pour les mouvements Afropunk et Riot Grrrl. Hélas, comme trop d’autres icônes de son calibre, elle mourra prématurément en 2011, à l’âge de 53 ans. Révélant une succession d’archives inédites et de textes personnels narrés par l’actrice nommée aux Oscars Ruth Negga, le film est coréalisé par la fille de l’artiste, Celeste Bell, et le documentariste chevronné Paul Sng. PREMIÈRE QUÉBÉCOISE.

À la suite du succès de son documentaire REINDEERSPOTTING: ESCAPE FROM SANTALAND, le cinéaste finlandais Joonas Neuvonen, son ami Antti, et le sujet du film, Jani, sont partis célébrer en Asie du Sud-Est, mais leur voyage aura pris fin de manière soudaine quand Jani est retrouvé mort et Antti, porté disparu. Coréalisé par Sadri Cetinkaya, LOST BOYS relate le retour de Joonas à Bangkok et à Phnom Penh, et sa quête de vérité sur le destin tragique de ses deux amis. Cette suite imprévue est une descente encore plus profonde dans l’enfer de la drogue, du crime et des âmes errantes. PREMIÈRE QUÉBÉCOISE.

FANTASIA PRÉSENTE UNE CLASSE DE MAÎTRE VIRTUELLE ET UN PRIX DE CARRIÈRE HONORIFIQUE À SHUNJI IWAI

Dans le cadre de son 25e anniversaire, Fantasia est fier d’honorer le scénariste, réalisateur et vidéaste Shunji Iwai, qui donnera par ailleurs une classe de maître virtuelle. Son plus récent film, THE 12 DAY TALE OF THE MONSTER THAT DIED IN 8 (qui fait partie de la section Camera Lucida) conçu pour venir en aide à l’industrie cinématographique japonaise durant la pandémie de COVID-19 – capture parfaitement l’excessif nombre d’heures que nous passons tous en ligne en ce moment. Ce n’est toutefois que le plus récent exemple du don de Iwai pour saisir l’air du temps et raconter des périodes précises de l’existence : les sentiments inexprimés accompagnant des moments clés tels que la fin de l’école primaire, le passage à l’université, l’incertitude du mariage et de la vie adulte, mais aussi les angoisses existentielles des ados au tournant du millénaire, et ce que cela signifie de vivre à une époque d’interconnexion exponentielle, via les forums, les applications de rencontre, ou les simples lettres envoyées entre amoureux, couvrant une infinité de sentiments. Immortalisant l’évolution des temps et des cœurs, la filmographie d’Iwai compte parmi les contributions plus originales et influentes au cinéma japonais. 

Aussi présentés dans le cadre de cet hommage : FIREWORKS, SHOULD WE SEE IT FROM THE SIDE OR THE BOTTOM? (1995), APRIL STORY (1997), ALL ABOUT LILY CHOU-CHOU (2001).

UN PRIX DE CARRIÈRE HONORIFIQUE POUR LE TITAN DE L’ANIMATION EN VOLUME PHIL TIPPETT

De la trilogie originale de STAR WARS à la série milléniale THE TWILIGHT SAGA en passant par ROBOCOP, JURASSIC PARK et STARSHIP TROOPERS, les créations en animation en volume (stop-motion) inventives, innovatrices et inoubliables de Phil Tippett sont devenues des éléments universellement familiers de notre imaginaire collectif. Fantasia est fier d’honorer ce réalisateur et maître des effets visuels en lui remettant un Prix de carrière honorifique, pour sa vision originale et ses contributions à l’avancement du 7e art.

Cette célébration coïncide avec la première nord-américaine à Fantasia du chef-d’œuvre personnel de Tippett, MAD GOD, après trente ans de travail. Angoissant, horrifiant et hilarant, son film est une réelle exploration dantesque de l’indignation théologique. Avec un carnaval de monstruosités fascinantes digne de Jérôme Bosch, le film est une machine de malveillance biochimique en perpétuel mouvement.

MAD GOD sera accompagné de la première mondiale du court documentaire WORSE THAN THE DEMON, un portrait intime et éclairant par la fille du sujet, Maya Tippett. Fantasia présentera son Prix de carrière honorifique à Tippett lors d’une cérémonie virtuelle, qui sera suivie d’une classe de maître où il explorera son art en profondeur.

TITRES ADDITIONNELS DE LA TROISIÈME VAGUE

COMING HOME IN THE DARK
Nouvelle-Zélande – Réal. James Ashcroft

Cet extraordinaire néo-noir est un intense road movie en enfer, comme une invasion de domicile ramenée à l’échelle d’une voiture. Basé sur une nouvelle publiée en 1995 par l’auteur néo-zélandais Owen Marshall, qui a été décrite par David Hill comme « un des plus terrifiants récits de notre littérature ». Sélection officielle : Sundance 2021, Calgary Underground Film Festival 2021. PREMIÈRE QUÉBÉCOISE. 

THE FEAST
Royaume-Uni – Réal. Lee Haven Jones

Filmé entièrement en langue galloise et réalisé avec intelligence et cruauté, THE FEAST prend des allures de conte de fées moderne pour une fin des temps alimentée par la cupidité. Un premier long métrage remarquable du réalisateur de télévision Lee Haven Jones, lauréat aux BAFTA (35 DAYS, DOCTORWHO), qui déconstruit et joue avec la dynamique familiale tout en façonnant une atmosphère envoûtante. Sélection officielle : SXSW 2021. PREMIÈRE CANADIENNE. 

FIGHTER
South Korea – Réal. Jéro Yun

La vie est un combat incessant pour Jina, une réfugiée nord-coréenne, qui trouve son salut dans la boxe. Le réalisateur Jéro Yun use judicieusement de plans rapprochés mettant en valeur les regards et les silences qui disent bien plus que les mots grâce à un montage chirurgical et à la présence transcendante de l’actrice Lim Seong-mi. Sélection officielle : Berlinale 2021, Busan International Film Festival 2021. PREMIÈRE CANADIENNE

HAND ROLLED CIGARETTE
Hong Kong, Réal. Chan Kin-Long

Un bandit doit choisir à qui il accorde vraiment sa loyauté. Drame, suspense, humour et action dans les bas-fonds éclairés aux néons de Hong Kong. Lauréat du prix White Mulberry du meilleur premier long métrage au Udine Far East Film Festival. PREMIÈRE CANADIENNE  

JOSÉE
Corée du Sud – Réal. Kim Jeong-kwan

Après un incident ayant laissé son fauteuil roulant électrique hors d’état, Josée est secourue par Young-seok, à qui elle fait découvrir son imaginaire unique. Visuellement soigné, ce charmant drame sentimental de Kim Jeong-kwan est une fidèle adaptation du populaire roman Josée, the Tiger and the Fish. Sélection officielle : Busan International Film Festival 2021.

ONE SECOND CHAMPION
Hong Kong – Réal. Chiu Sin-Hang

Ayant le pouvoir de voir une seconde dans le futur, Chow passe de zéro à héros dans le ring. Imaginez un ROCKY fantaisiste avec un sens de l’humour plus prononcé et de l’intense plaisir à la hongkongaise, gracieuseté de l’équipe créatrice d’un film ayant eu beaucoup de succès à Fantasia, VAMPIRE CLEANUP DEPARTMENT. Sélection officielle : Udine Far East Film Festival 2021. PREMIÈRE CANADIENNE. 

OPÉRATION LUCHADOR
Québec – Réal. Alain Vézina

Dans ce documenteur, un lutteur masqué mexicain est recruté par les services secrets américains afin de débusquer les espions du 3e Reich. Le professeur de cinéma et documentariste Alain Vézina (LES SŒURS DE NAGASAKI, 2018) livre un joyeux délire. PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE.

SEOBOK
Corée du Sud – Réal. Lee Yong-joo

Un agent des services secrets (GongYoo, TRAIN TO BUSAN) a pour mission de protéger Seobok (Park Bo-gum, COIN LOCKER GIRL), le premier clone humain. Rares sont les films grand public qui intègrent aussi bien la réflexion éthique au divertissement à grand déploiement à couper le souffle. PREMIÈRE CANADIENNE. 

SWEETIE, YOU WON’T BELIEVE IT
Kazakhstan – Réal. Yernar Nurgaliyev

Imaginez un croisement entre THE HANGOVER et TEXAS CHAIN SAW MASSACRE, gracieuseté de l’expérimenté réalisateur de comédies Yernar Nurgaliyev, qui incorpore pour la première fois de l’horreur dans un de ses films, nous offrant un rafraîchissant et dynamique mélange de genres assaisonné de l’esprit kazakh. PREMIÈRE CANADIENNE. 

UNDER THE OPEN SKY
Japon – Réal. Miwa Nishikawa

Masao Mikami, ancien chauffeur pour les yakuza, vient de passer treize ans derrière les barreaux. Déterminé à réintégrer la société, il découvre cependant un Japon enneigé, hostile et chamboulé, qu’il peine à reconnaître. Le tétanisant UNDER THE OPEN SKY de Miwa Nishikawa (THE LONG EXCUSE) met en scène Koji Yakusho (CURE, TOKYO SONATA, THE EEL) dans un de ses rôles les plus émouvants. Sélection officielle : TIFF 2020. PREMIÈRE QUÉBÉCOISE. 

WILD MEN
Danemark – Réal. Thomas Daneskov

En pleine crise de la quarantaine, Martin (Rasmus Bjerg, ALL FOR ONE) s’aventure en forêt avec seulement un arc et des peaux d’animaux. Une rencontre fortuite avec un fugitif prénommé Musa (Zaki Youssef, SONS OF DENMARK) mène à une folle escapade à travers les fjords alors que la police, des trafiquants de drogue et la famille de Martin les poursuivent. WILD MENde Thomas Daneskov prouve que les films les plus drôles du moment proviennent du Danemark. Sélection officielle : Tribeca 2021. PREMIÈRE CANADIENNE. 

FANTASIA RÉTRO PRÉSENTE PLUSIEURS RESTAURATIONS EN PREMIÈRE

En plus du susmentionné DR. CALIGARI (1989) de Stephen Sayadian, Fantasia est fier d’annoncer que les classiques suivants ont fait l’objet de spectaculaires restaurations.

UZUMAKI
Japon, 2000 – Réal. Higuchinsky

UZUMAKI (SPIRAL)est le manga culte classique de Junji Ito. Son adaptation cinématographique, signée Higuchinsky, revient à Fantasia après 20 ans, dans une toute nouvelle restauration 4K. Plus insolite que jamais, aussi décadente que stylisée, l’œuvre dégoutte littéralement de bave et de substances visqueuses en tous genres : ces visions d’horreur cosmique multicolores sont la marque distinctive du film, et rappellent d’une certaine façon la fameuse bande vidéo hantée de RINGU. UZUMAKI nous apparaît comme un film maudit. À coup sûr, voici l’un des titres les plus déconcertants du cinéma d’horreur japonais. Première mondiale de la nouvelle restauration 4K par Toei.

TOMBS OF THE BLIND DEAD (La noche del terror ciego)
Espagne, 1972 – Réal. Amando de Ossorio

L’un des films de zombies les plus mythiques et les plus originaux jamais réalisés, dans une nouvelle restauration par Synapse Films, créée à partir d’une nouvelle numérisation en haute définition du négatif de caméra original. Le film réinvente l’ordre militaire catholique médiéval des Templiers comme des moines sataniques victimes d’une malédiction les contraignant à parcourir la terre en tant que morts-vivants sans yeux en quête de chair humaine. Première mondiale de la nouvelle restauration par Synapse Films.

MILL OF THE STONE WOMEN (Il mulino delle donne di pietra)
Italie, 1960 – Réal. Giorgio Ferroni

Ce récit gothique, un véritable jalon dans son genre, possède une remarquable signature visuelle de couleurs saturées, un style qui sera repris par Mario Bava dans son film BLOOD AND BLACK LACE (1964). Par conséquent, à l’instar des œuvres ultérieures de Bava, le film de Ferroni se démarque dans son style par ses qualités picturales audacieuses. Reprenant le flambeau des films de savants fous tels que HOUSE OF WAX (1953), MILL OF THE STONE WOMEN pousse en territoire non conventionnel le thème de la « femme en cire ». Des expériences étranges, un vampirisme bizarre et des morts qui reviennent à la vie s’enchaînent dans ce visionnaire et intense exemple de film gothique italien. Première mondiale de la nouvelle restauration par Arrow Video.

L’INCONNU DE SHANDIGOR
Suisse, 1967 – Réal. Jean-Louis Roy

Ce film perdu du réalisateur suisse Jean-Louis Roy est un thriller d’espionnage surréaliste datant des années 1960, qui se positionne à la croisée de DR. STRANGELOVE et ALPHAVILLE, avec des clins d’œil aux séries britanniques THE AVENGERS et DOCTOR WHO. Longtemps introuvable, L’INCONNU DE SHANDIGOR a été magnifiquement restauré par la Cinémathèque suisse. Un film habité par la paranoïa de l’époque de la Guerre froide, où l’architecture bizarre est mise en valeur (incluant la célèbre La Pedrera/Casa Mila d’Antoni Gaudi). Mettant en vedette Marie-France Boyer, Daniel Emilfork, Howard Vernon et Serge Gainsbourg! Première nord-américaine de la nouvelle restauration 4K par la Cinémathèque Suisse. Présenté par Deaf Crocodile Films. 

FUNKY FOREST: THE FIRST CONTACT
Japon, 2005 – Réal. Katsuhito Ishii, Hajime Ishimine, Shunichiro Miki

Les éléments les plus anodins de notre vie quotidienne peuvent paraître franchement bizarres, pour peu qu’on se donne la peine de les regarder d’une certaine façon. Voici la logique saugrenue qui régit FUNKY FOREST, sorti en 2005, gigantesque amalgame où la ligne entre normalité et singularité s’estompe, où la frontière entre ordinaire et extraordinaire s’effiloche. Le réalisateur Katsuhito Ishii collabore ici avec Hajime Ishimine et Shinichiro Miki. Cette excentrique cohorte se déchaîne à l’écran dans le seul but de vous amuser, vous exciter, vous déstabiliser, vous dégoûter, et vous faire dresser les cheveux sur la tête! Première mondiale de la nouvelle restauration HD par Error 4444. 

THE WARPED FOREST
Japon, 2011 – Réal. Shunichiro Miki

Vous pensiez être sortis du bois? Venez maintenant assister aux merveilles du rêve programmé et de la manipulation temporelle! Collations aux fruits pornographiques, nombrils faisant l’amour, et le boulanger du coin qui s’offre une aventure avec une petite boule de poils suçant les mamelons : vous vous tortillerez de rigolade! Shunichiro Miki a réalisé en solo FUNKY FOREST, une autre œuvre incontournable (mais longtemps introuvable) de la nouvelle vague japonaise de comédies radicales où se mêlent humour cinglant, logique onirique délirante, insidieuse paranoïa, empathie et optimisme désinvolte. C’est une concoction cinématographique garantie tout à fait hallucinogène! Première nord-américaine de la nouvelle restauration HD par Error 4444.

JURYS ET COMPÉTITIONS

Fantasia est ravi d’annoncer les titres de la compétition Cheval Noir 2021 :

ALL THE MOONS – Espagne / France, Réal. Igor Legarreta

THE DEVIL’S DEAL – Corée du Sud, Réal. Lee Won-tae 

HELLBENDER – ÉTATS-UNIS, Réal. Toby Poser, John Adams, Zelda Adams

GHOSTING GLORIA – Uruguay, Réal. Marcela Matta, Mauro Sarser

THE GREAT YOKAI WAR – GUARDIANS – Japon, Réal. Takashi Miike

HOTEL POSEIDON – Belgique, Réal. Stef Lernous

INDEMNITY – Afrique du Sud, Réal. Travis Taute

LOVE, LIFE AND GOLDFISH – Japon, Réal. Yukinori Makabe

MARTYRS LANE – Royaume-Uni, Réal. Ruth Platt

REMAIN IN TWILIGHT – Japon, Réal. Daigo Matsui

THE RIGHTEOUS – Canada, Réal. Mark O’Brien

TOKYO REVENGERS – Japon, Réal. Tsutomu Hanabusa

VOICE OF SILENCE – Corée du Sud, Réal. Hong Eui-jeong 

WONDERFUL PARADISE – Japon, Réal. Masashi Yamamoto

Les professionnels de l’industrie suivants composent les jurys de Fantasia 2021 :

COMPÉTITION CHEVAL NOIR 

Agnieszka Smoczyńska (présidente du jury) – Pologne – Réalisatrice, scénariste

Kambole Campbell – Royaume-Uni – Auteur, critique

Paula Devonshire – Canada – Productrice

Mónica García Massagué – Espagne – Auteure, professeure, directrice générale du Festival international du cinéma fantastique de Sitges

Simon Rumley – Royaume-Uni –  Réalisateur, scénariste, auteur

COMPÉTITION NEW FLESH DU MEILLEUR PREMIER FILM 

Kim Newman (président du jury) – Royaume-Uni – Auteur, critique, animateur

Jill Gevargizian – États-Unis – Réalisatrice, scénariste, productrice

Gigi Saul Guerrero – Mexique – Réalisatrice, scénariste

Brian O’Malley – Ireland – Réalisateur, scénariste

Myriam Sassine – Lebanon – Productrice, cofondatrice du Festival du film fantastique de Maskoon

COMPÉTITION INTERNATIONALE DE COURTS MÉTRAGES

Hélène Cattet et Bruno Forzani (présidents du jury) – Belgique – Réalisateurs, scénaristes

Prano Bailey-Bond – Royaume-Uni – Réalisatrice, scénariste

Yfke van Berckelaer – Pays-Bas – Réalisatrice, scénariste

Faye Jackson – Écosse – Réalisatrice, scénariste

COMPÉTITION CAMERA LUCIDA
Jury de l’Association québécoise des critiques de cinéma (AQCC)

Jean-Marie Lanlo – Canada – Critique, éditeur

Martin Gignac – Canada – Critique

Claire Valade – Canada – Critique

COMPÉTITION AXIS 

Hefang Wei (présidente du jury) – France – Réalisatrice, directrice artistique, cofondatrice de Productions Weilaï

Ashkan Rahgozar – Iran – Réalisateur, scénariste, fondateur et PDG de Hoorakhsh Studios

Kalp Sanghvi – Inde – Réalisateur, scénariste, cofondateur, Ghost Animation Collective

PANELS ET ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX, ACCESSIBLES MONDIALEMENT

Bien que les films de Fantasia 2021 soient géobloqués pour le public canadien, tous les panels et événements spéciaux du festival sont gratuits et accessibles mondialement, permettant à ces expériences uniques d’être vécues par les fans de partout à travers le monde.

En plus des classes de maîtres de Shunji Iwai, Stephen Sayadian et Phil Tippett déjà mentionnées, Fantasia est ravi d’annoncer les événements spéciaux suivants :


Présenté en association avec WarnerMedia

HAUNTING THE NATIONAL CONSCIOUSNESS: THE RISE OF INDIGENOUS HORROR 

Samedi 7 août – 16 h

Présentation par Dre Kali Simmons 

Dans l’article « The Rise of Indigenous Horror », l’auteure Haudenosaunee Alicia Elliott note que « de nombreux auteurs d’horreur non autochtones imaginent des situations que les Autochtones ont déjà endurées ». La récente découverte de violence génocidaire envers les enfants autochtones au sein des programmes de « pensionnats » qui étaient opérés au Canada et aux États-Unis confirme cette observation.

Dans cette conférence, basée sur son travail présenté à l’Institut Miskatonic d’études de l’horreur, Dre Kali Simmons analysera les façons dont l’horreur a été utilisée au service du colonialisme ainsi que les façons dont les auteurs, acteurs et cinéastes autochtones ont réagi à ces histoires troublantes. 

SOUTH AFRICA SCREAMS: VOICES FROM THE NEW WAVE OF S.A. GENRE CINEMA

Dimanche 8 août – 14 h 


Avec les panélistes Nosipho Dumisa (NUMBER 37), Kelsey Egan (GLASSHOUSE), Bradley Joshua (Gambit Films, producteur, BLOOD & WATER), Ryan Kruger (FRIED BARRY), Michael Matthews (FIVE FINGERS FOR MARSEILLES) et Travis Taute (INDEMNITY). 

Modération par Todd Brown (XYZ Films)

Ces dernières années, l’Afrique du Sud s’est démarquée sur la scène cinématographique internationale avec des films de genre inspirés et sophistiqués qui ont fréquemment remporté des prix et coupé le souffle aux spectateurs. Fantasia a fièrement présenté plusieurs de ces œuvres, dont le drame criminel NUMBER 37 (gagnant de notre prix de la meilleure réalisation), le western FIVE FINGERS FOR MARSEILLES, le film d’horreur poétique 8 (rebaptisé THE SOUL COLLECTOR dans certains territoires) et l’inclassable ovni qu’est FRIED BARRY. Cette année, Fantasia présentera la première mondiale de deux films sud-africains, INDEMNITY de Travis Taute et GLASSHOUSE de Kelsey Egan. À cette occasion, le festival a organisé une table ronde avec certaines des figures de proue de la nouvelle vague sud-africaine. Ne ratez pas cette chance d’entendre les histoires de certains des artistes les plus excitants de ce pays, rassemblés pour ce qui sera assurément un moment inoubliable.

KONVERSATION: TAKAYUKI HIRAO MEETS PASCAL-ALEX VINCENT

Lundi 9 août – 17 h

Interprète : Zen Nakamura

Dans SATOSHI KON : LA MACHINE À RÊVES, le documentariste français Pascal-Alex Vincent dévoile un émouvant portrait détaillé de cet artiste unique et révolutionnaire, dont le nom a été adopté par Fantasia pour son prestigieux prix du meilleur film d’animation. Le cinéaste d’animation japonais Takayuki Hirao, réalisateur de POMPO : THE CINÉPHILE, peut en témoigner directement, lui qui a travaillé pour Kon sur MILLENNIUM ACTRESS et PARANOIA AGENT. L’héritage de Kon est le point de départ d’une discussion entre les deux réalisateurs. En anglais et en japonais, avec traduction orale.

Untold Horror présente…
MONSTERS MUST LIVE!

Vendredi 13 août – 17 h

Avec les panélistes Brian Yuzna, William Malone et Richard Raaphorst.

Modération par Dave Alexander

Les cinéastes Brian Yuzna (la série RE-ANIMATOR, SOCIETY), William Malone (HOUSE ON HAUNTED HILL, MASTERS OF HORROR) et Richard Raaphorst (FRANKENSTEIN’S ARMY) discutent de leurs films de monstres jamais tournés et de leur quête perpétuelle à la fois exaspérante et hilarante pour transposer certaines des créatures les plus cool au grand écran. Découvrez les potentielles suites de RE-ANIMATOR, le processus fascinant de conception de mondes démoniaques avec le défunt H.R. Giger, et la façon dont la mort d’un très attendu film de zombies a mené à « l’empreinte négative » d’un autre. De plus, voyez de l’art conceptuel et d’autres artefacts des meilleurs films de monstres jamais tournés. Animé par l’auteur du nouveau livre de Dark Horse, Untold Horror, et ancien rédacteur en chef de Rue Morgue, Dave Alexander, Monsters Must Live! prouve qu’au sein de l’industrie cinématographique, certaines des plus incroyables créations n’existent pas à l’écran.

GRADY HENDRIX LIVE: WELCOME TO THE FINAL GIRL SUPPORT GROUP 

Dimanche 15 août, 17 h 

L’auteur à succès Grady Hendrix (Paperbacks from Hell, My Best Friend’s Exorcism) vous accueille dans un groupe de soutien très spécial. Assoyez-vous, il y a du café à l’arrière, et n’oubliez pas : pas de conversations parallèles s’il vous plaît. Préparez-vous à une visite guidée de l’histoire des livres de tueurs, car depuis l’invention de l’imprimerie, nous l’utilisons pour raconter des histoires de meurtres, de la fan fiction étrange du 19e siècle à propos de Jack l’Éventreur à aujourd’hui, en passant par PSYCHO et SILENCE OF THE LAMBS. Vous rencontrerez des assassins astrologiques, les femmes qui ont écrit les premiers livres sur des tueurs en série, et des hamsters traumatisants alors que nous tenterons de comprendre pourquoi autant de publications s’intéressent aux meurtres.

THE TRANSGRESSIVE URGE: HORROR AND THE TABOO IN THE 21ST CENTURY

Dimanche 22 août – 17 h

Avec les panélistes Stephen R. Bissette (illustrateur, auteur, critique), David Kerekes (Headpress Books), David J. Schow (auteur), John Skipp (auteur, réalisateur), Christina Ward, (Feral House), Billy Martin (auteur) et Douglas E. Winter (auteur/critique).

Modération par Heather Buckley 

Le cinéma et la littérature d’horreur permettent d’explorer ce qui est interdit, marginal, tabou. Dans les années 1980 et 1990, l’horreur a connu un regain d’énergie, en plus de créer la controverse. La MPAA, les départements des « Standards & Practices » des réseaux de télévision, une partie de l’industrie de l’édition, l’étiquette « Parental Advisory », les lobbys politiques, les forces de l’ordre – ainsi que l’infâme « satanic panic » – se sont opposés à ce matériel provocateur. C’était l’époque des débuts de l’ingénierie sociale conservatrice, de la politique de la division, et, bref, de Reagan. Bien que certaines restrictions se soient assouplies, les créateurs de fiction de genre font désormais face à d’autres pressions et punitions, potentiellement encore plus qu’auparavant. Dans une société où la pornographie reliée à chaque fétiche est facilement accessible et où même de véritables « snuff movies » existent, comment les tabous culturels et le rôle de l’horreur dans la subversion de ces tabous ont-ils changé? Joignez-vous à nous pour une discussion à propos de l’évolution de ce mode d’expression explicite où l’art rencontre l’exploitation et la rébellion.

Présenté en association avec WarnerMedia

A DIFFERENT MONSTER: BLACK WOMEN AND THE MONSTROUS

Samedi 21 août – 16 h

Présentation par Carolyn Mauricette

De Sarah Baartman à Grace Jones, les femmes noires ont souvent été considérées comme des créatures exotiques et incomprises, étant placées dans une catégorie où on les craignait et les détestait. Pourtant, dans le monde de l’horreur, plusieurs personnages surnaturels ou « monstres » incarnent la force et la résilience des femmes noires. Nous nous pencherons sur certains des personnages les plus intéressants, que ce soit des vampires, des sorcières ou d’autres êtres fantastiques, et sur la façon dont même dans leur altérité et malgré une représentation problématique, ils ont du pouvoir et de l’autonomie, reflétant la vulnérabilité et la force possédées par les femmes noires à travers les époques. 

TURBO KID : DU FILM AU JEU VIDEO /  TURBO KID: FROM FILM TO VIDEO GAME 

August 24 – 2 PM EDT

With panelists: RKSS (François Simard, Anouk Whissel, Yoann-Karl Whissel), Anne-Marie Gélinas and Benoit Beaulieu (EMA Films), a member of composing duo Le Matos (TBA) & key figures from Outerminds (Rémi Lavoie, Odile Prouveur, Guiz DePessemier) and Vibe Avenue (TBA). 

 Moderated by Marc Lamothe and Justin Langlois

Born at Frontières, Fantasia’s international co-production market, the worldwide cult sensation that is TURBO KID launched at Sundance and immediately put its gifted trio of Québécois filmmakers, RKSS (François Simard, Anouk Whissel, Yoann-Karl Whissel) on radars across the universe. A video game was the logical follow up! Like the film, it will be an homage to the post-apocalyptic works of the ‘80s with cartoonish gore and a heartfelt story. It will channel vintage games of the ‘80s through its pixel-art style and classic metroidvania elements while offering over the top gore, an emotional story and modern gaming mechanics. Outerminds have worked closely with RKSS and EMA Films to devise a game that will honor the essence of the film. Synth-wave band Le Matos will compose a brand-new soundtrack for the game while VIBE Avenue will be providing the sound design. 

Grab your gnome stick and join us for a bilingual (French and English language) panel discussion with the core creators of both the film and its adaptation to explore TURBO KID’s journey into gameplay.  

Fantasia est également fier de présenter plus de 200 courts métrages au sein de sa programmation en 2021.

Le Passeport Festival est déjà disponible à l’achat, et les billets individuels (pour les projections virtuelles et les projections en présentiel) seront en vente dès vendredi, le 23 juillet, à 13h HAE.

Visitez notre site web pour pour tous les details sur notre vaste sélection de courts et de longs métrages, ainsi que nos événements spéciaux, horaires, et toute l’information sur la vente de billets. 

La 25e édition du Festival international de films Fantasia est présentée par Vidéotron en collaboration avec Desjardins, et est rendue possible grâce au soutien financier du gouvernement du Québec, de la SODEC, de Téléfilm Canada, de la Ville de Montréal, du Conseil des arts de Montréal et de Tourisme Montréal.

Pour plus d’informations, visitez notre site web www.fantasiafestival.com 

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