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[TIFF 2017] The Shape of Water: le fabuleux destin de Guillermo del Toro
8Note Finale
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9.6

Après le succès des films comme Pan’s Labyrinth, Hellboy et Crimson Peak, Guillermo del Toro est un réalisateur qui ne demande plus d’introduction. Maître incontesté du cinéma fantastique, il nous livre ici un conte romantique tout droit sorti d’un univers que nul autre n’aurait pu créer. Présenté au TIFF en début du mois, The Shape of Water a vu des milliers de cinéphiles tomber sous son charme.

Fanatique de monstres en tout genre, del Toro a créé aux fil des ans certaines des créatures les plus originales et mémorables du genre et celle que l’on retrouve dans The Shape of Water est sa plus délicate et élaborée à date. Fidèle encore une fois à ces inspirations Lovecraftiennes, il nous offre un personnage aux allures à la fois humaines et marines, qui évoque quelque peu Abe de la série Hellboy. Aux dires du réalisateur, il n’y a pourtant aucun lien entre les deux univers, mis à part Doug Jones, l’interprète qui aura porté les deux costumes. Ce dernier livre ici une performance à la fois intrigante et subtile, au point tel où il devient facile d’oublier qu’un humain en est réellement responsable.

Jones fait face ici à Eliza, interprétée par Sally Hawkins (Be Happy, Godzilla 2014), une femme muette qui travaille comme concierge pour un bâtiment de recherche gouvernementale. Bien qu’elle utilise parfois le langage des signes à travers le film, les mots lui sont rarement nécessaires pour communiquer avec l’audience, alors que les mouvements de son corps et la transparence émotionnelle de son visage nous permettent d’apprécier tout ce que vit cette femme. Après une performance aussi relevée, il semble nécessaire de suivre de près le parcours de cette actrice canadienne.

Malgré tout le talent que possède l’ensemble du film, la star qui brille le plus fort demeure Michael Shannon (Midnight Special, Take Shelter). L’antagoniste principal de l’histoire, vraisemblablement responsable de ternir un film autrement adorable, semble un peu trop caricatural à l’occasion. Reste que c’est un réel plaisir de le voir faire face aux femmes qu’il déteste tant. Son jeu est solide et il est évident que Shannon est parfait pour interpréter ces hommes qui se prennent trop au sérieux, au point où ils en deviennent comiques malgré eux.

The Shape of Water, né d’un réalisateur qui ne s’impose aucune limitation, est un mélange de plusieurs genres, changeant de ton d’une scène à l’autre. Au final, il rappelle Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, non seulement dans ses couleurs et son style, mais également dans l’esthétique de son personnage principal. Visuellement, on ne peut lui faire aucun reproche. Ce conte est porté à l’écran par une cinématographie des plus accomplies, accompagnée d’une musique féérique. Bien qu’il ne soit pas du tout un film d’horreur, les seules terreurs que l’on retrouve dans cette histoire étant celles de la bêtise humaine, il en reste une oeuvre grandiose qui vaut définitivement la peine d’être visionné sur grand écran.

The Shape of Water arrive en salle le 8 décembre prochain.

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