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[Critique] All of Us Are Dead: zombies et zizanie à Degrassi

All of Us Are Dead (Leçons de survie) arrivait fin janvier chez Netflix en nous faisant souffler: «encooooore une série de zombies!». Pourtant, la Corée du Sud est responsable des dernières meilleures propositions sur le mythe du mort-vivant, de Train to Busan à Kingdom, en passant par le plus récent #Alive, et engendre de véritables petits cultes à travers la planète. À cet effet, cette dernière production a déjà fait son entrée dans le top 5 des séries non anglophones les plus regardées de la plateforme; une liste où trône toujours, vous l’aurez deviné, le méga-succès du pays Squid Game au moment d’écrire ces lignes.

On délaisse toutefois ici les jeux de la cour de récréation pour entrer au lycée d'Hyosan, où une infection particulièrement virulente se répand, infectant très rapidement les étudiants. Une poignée d'entre eux se retrouve piégés à l'intérieur de l'école et devra se battre pour sa survie.

La prémisse d’All of Us Are Dead, qui rappelle également la série Sweet Home de 2020 au passage, s’adresse d’abord et avant tout aux jeunes adultes. Il faut donc se replonger dans l’époque du secondaire (si vous aussi, vous êtes un.e vieux.eille fan d’horreur aigri.e) pour espérer apprécier ces douze épisodes qui franchissent parfois la barre des 60 minutes. Oui, le sang gicle de belle manière et les tripes pendouillent un peu partout, mais les sujets abordés sur l’intimidation, les premiers amours et les amitiés rompues résonneront davantage chez les 13 à 17 ans malgré tout ce gore.

All of Us Are Dead affiche série Netflix

La cafétéria, la bibliothèque et le gymnase deviennent ainsi à tour de rôle de véritables pièges où les étudiants devront user d’imagination lors de scènes d’action explosives, truffées de plans-séquences complexes. N’empêche, All of Us Are Dead aurait mieux fait de se concentrer uniquement sur les mésaventures de ces jeunes plutôt qu’élaborer une série de trames en périphérie qui n’évoluent pas au même rythme et aboutissent pour la plupart sur… rien. C’est particulièrement le cas pour l’intrigue secondaire du bébé et du YouTubeur, ainsi que celle du pompier et de la sénatrice, où on tente par la bande d’offrir un point de vue politique et militaire sur la catastrophe. On apprécie sortir de l’école de temps en temps, mais le dosage déficient et les résolutions en queues de poisson ne font au final que nous éloigner de notre intérêt principal: le sort des adolescents.

Si on oublie ce «détail», et peut-être également l’origine farfelue donnée au fameux virus, ce coming-of-age adapté d’un webtoon coréen offre une tonne de divertissement. Le scénario imagine une évolution machiavélique à l’infection, créant ainsi un monstre encore plus menaçant que nos traditionnels zombies et qu’on prend malin plaisir à détester. Et ces écoliers deviennent plutôt attachants au fil du temps. C’est notamment grâce à l’excellent casting, qui a su dénicher les bonnes têtes… à démembrer. Parce qu’évidemment, des pertes crève-coeurs sont à prévoir, avec tout l’amour que portent les productions coréennes pour les scènes larmoyantes.

C’est d’ailleurs dans ce sentimentalisme que se vautre l’épilogue de la série, qui dure pour ainsi dire tout un épisode. Dommage que les créateurs nous aient laissé sur une heure tiède et sans nuance après un dénouement aussi carabiné. All of Us Are Dead passe peut-être l’examen au final, mais a tout faux au niveau de sa pondération.

Note des lecteurs3 Notes
Points forts
Les scènes d'action
L'évolution du virus
Les personnages attachants
Points faibles
Les sous-intrigues qui ne mènent à rien
Le montage inégal
La finale mièvre
3
Note Horreur Québec
Rédacteur en chef

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Horreur Québec
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