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Critique FNC 2016: The Sion Sono
6Note Finale
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Avec 39 longs-métrages à son actif (au moment du tournage) et l’une des personnalités les plus excentriques du Japon, il n’était qu’une question de temps avant qu’un documentaire s’intéresse au cas de Sion Sono. Après ses déroutants Suicide Club, Strange Circus, Cold Fish et autres productions qu’on peut qualifier d’inclassables, l’homme ultra-productif a accepté de passer devant les caméras, l’espace d’un instant.

Mais le documentaire dont il fait l’objet ne se présente pas comme une biographie. Tourné en 2015 pendant la production de The Whispering Star, il s’agit davantage d’un portrait du personnage à ce moment précis de sa vie. Quelques moments du passé sont bien évoqués, mais le film s’attarde aux réflexions et au mode de vie atypique du réalisateur.

mv5byzixn2uyzwytm2qync00zta2lwi4owytmtzkodu1ogqwy2u4xkeyxkfqcgdeqxvymjq3nzuxotm-_v1_sy1000_cr007061000_al_Même son entourage est à peine présenté. On aura tout de même droit à une courte entrevue avec son épouse, l’actrice et modèle Megumi Kagurazaka (Cold Fish, Guilty of Romance), un moment difficile pour la femme qui se remémore des souvenirs douloureux. On y aperçoit aussi sa soeur ainsi que quelques amis qui commenteront quelques mots, mais plutôt rapidement.

Avec The Sion Sono, nous apprenons, si ce n’est déjà fait, que le réalisateur est aussi poète, écrivain, artiste-peintre et actionniste/performeur à ses heures. Il chante aussi, dans son band appelé The Sono Sion Band. On passe quelques temps dans son atelier de création; une pièce chaotique, à son image. C’est d’ailleurs là, visiblement inspiré, qu’il nous livrera les réflexions les plus intéressantes du film sur la vie, l’art et la critique.

Par une quelconque magie, on ne s’ennuie quand même pas malgré ces 107 minutes un peu liées au fruit du hasard. C’est que l’homme est extrêmement divertissant à regarder et à entendre. Sa passion pour le cinéma et la littérature est contagieuse et magnifique. The Sion Sono s’avère au final improbable et un peu incongru, tout comme l’homme qu’il dépeint.

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