[Critique] «Godzilla: King of the Monsters»: la ligue des Titans

Note des lecteurs2 Notes3.35
3.5
Note Horreur Québec

Cinq ans après le premier film qui réintroduisait le lézard géant au monde occidental, une nouvelle menace plane sur l’humanité. L’agence Monarch, qui surveille l’activité des Titans, voit ces créatures anciennes se réveiller et émerger un peu partout à travers la planète en détruisant tout sur leur passage. Une fois de plus, Godzilla est notre seul espoir.

Plusieurs reprochaient au Godzilla de 2014 d’être trop bavard et d’offrir peu de temps à l’écran à la bête, mais le film agissait davantage à titre d’introduction à ce nouvel univers. Qui de mieux donc que Michael Dougherty pour mettre en scène ces affrontements démesurés qu’on nous promet depuis des mois déjà. L’homme s’est montré assez capable de manier le monstre avec ses deux précédents Krampus et Trick ‘r Treat.

Exit donc les scènes mystérieuses et sombres du précédent, Godzilla: King of the Monsters ne donne pas dans la subtilité et nous présente quelques uns de nos Kaiju préférés — à savoir Mothra, Rodan et le fameux roi à trois tête Ghidorah — de manière franche et sous tous les angles. Le scénario, qui ne réinvente rien, effleure bien quelques thèmes au niveau de la famille et de l’environnement (c’est plus ou moins le sujet de la franchise depuis 1954), mais qui deviennent rapidement accessoires alors que les efforts sont plutôt concentrés sur la mise en place de cette nouvelle et vaste multiverse qui naît officiellement ici.

Et c’est plutôt amusant de voir à quel point les Américains se dépeignent souvent eux-mêmes comme ignorants et fermés aux autres cultures. Heureusement, les personnages scientifiques asiatiques sont là pour nous inculquer un peu de savoir dans le domaine lors de scènes synthèses un peu grossières. Des raccourcis scénaristiques agaceront aussi certains spectateurs. L’équipe Monarch, entre autres, voyage de l’Antarctique au Mexique en quelques minutes ici!

De plus, la distribution menée par deux des têtes d’affiches les plus en vogue de l’horreur, Vera Farmiga (The Conjuring) et Millie Bobby Brown (Stranger Things), qui fait ici son entrée au cinéma, fait le travail, mais s’avère plutôt interchangeable.

Néamoins, Godzilla: King of the Monsters reste bien debout sur son trône et s’avère le blockbuster promis de l’été. Dougherty en met plein la vue avec des combats excessifs, extrêmement épiques. Vous n’aurez jamais vu autant de villes être réduites en cendres. Certains plans des monstres sont d’une beauté remarquable et vont jusqu’à citer quelques classiques de l’art visuel. Les scènes de Godzilla sont enveloppées d’un bleu néon radioactif tandis que celles de son ennemi juré, Ghidorah, contrastent avec ses ciels orangés enflammées et ses éclairs jaunes. Chaque Titan a également droit à son thème à la trame sonore, qui rendent leurs dévoilements encore plus grandioses à l’aide de taiko et chants bouddhistes. Finalement, les fans de la franchise seront aussi récompensés avec une certaine référence au film original de Ishirô Honda et quelques autres surprises.

Si vous êtes friands de ce genre de spectacle, le combat ultime vaut à lui seul le prix d’entrée en salle, car oui, nul doute que le roi des monstres s’apprécie mieux sur un écran comparable à sa taille. Restez également jusqu’à la fin du générique pour la scénette «surprise». Sinon, rendez-vous l’an prochain pour Godzilla vs. Kong!

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