hellraiser 2022

[Critique] Hellraiser (2022): Renaissance

Que dire sur la saga Hellraiser qui n’a pas déjà été dit? Le film de 1987 est un classique de l’horreur et, même si ses suites ont été en pentes descendantes, il s’agit d’une série qui reste chère au cœur de plusieurs cinéphiles.

Évidemment, les attentes étaient élevées quand David Bruckner (The Ritual, The Night House) a été annoncé comme celui qui redémarrerait la saga. Bien que les fans de l’univers de Clive Barker ont pu continuer, dans les dernières années, à découvrir de nouvelles histoires de qualité sous forme de romans et de comics, on ne peut pas en dire autant au niveau du cinéma. Cette nouvelle itération sera-t-elle celle qui redorera le blason de la franchise sur grand écran?

Riley, une jeune femme aux prises avec des troubles de dépendance, fait la découverte d'une mystérieuse boîte. Témoin de la disparition de son frère, puis confrontée à des créatures cauchemardesques qui commencent à la hanter, elle fera tout pour comprendre ce qui se cache derrière cet artéfact.
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On le voit au synopsis: ce nouveau Hellraiser n’est pas un remake du film de Barker. Au contraire, il s’agit d’une sorte de réinvention de sa mythologie qui pioche dans différents opus de la saga. Les fans seront heureux de retrouver certains éléments familiers, comme l’enfer très esherien et quelques notes de la musique originale de Christopher Young à certains endroits. Les nouveaux looks des cénobites sont également bienvenus. Laissant tomber le cuir pour un design jouant sur la déformation corporelle encore plus poussée qu’avec le film original, les costumes redonnent leurs lettres de noblesse aux prêtres de l’enfer.

Cette nouvelle interprétation des cénobites se poursuit également dans le choix des actrices et acteurs pour les interpréter. Jamie Clayton (Sense8) est à la hauteur du rôle qui a rendu Doug Bradley célèbre. Insufflant une toute nouvelle énergie à un Pinhead plus charnel et maîtrisé, l’actrice est clairement l’un des points forts du film. Il en va de même pour Odessa A’zion (Let’s Scare Julie) qui campe Riley. Son personnage a beaucoup de défauts et peut sembler difficile à apprécier, mais le jeu de l’actrice fait en sorte qu’on finit par s’y attacher malgré tout.

Cela dit, le point qui fait en sorte que ce nouveau film est une réussite est définitivement la valeur de sa production. On n’avait pas eu droit à des effets spéciaux et à une photographie de cette qualité depuis longtemps dans la saga Hellraiser et ça fait du bien. Notons également la bonne idée d’ajouter la dimension des différentes configurations de la boîte et le retour de la métaphore filée entre celle-ci et la dépendance qui avait disparu de la saga depuis bien longtemps.

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Malgré toutes ces qualités, le produit final reste toutefois limité par un scénario très basique. Si cette même équipe a cependant la possibilité d’approfondir la mythologie et explorer davantage l’enfer dans une suite, on pourrait probablement être en droit d’espérer un nouveau classique.

Bref, ce nouveau Hellraiser est un vent de fraîcheur dans une franchise qui en avait grandement besoin. On espère maintenant que si suite il y a, on y aura droit en salle et en même temps que les Américains!

Note des lecteurs11 Notes
Points forts
La production léchée
Les actrices
La mythologie
Points faibles
Le scénario prévisible
4
Note Horreur Québec

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Horreur Québec
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