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[Critique] «The Car: Road to Revenge»: accident et perte totale
0.5Note Horreur Québec
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Précédée par une communication lamentable même pour une sortie «direct to DVD», l’arrivée sur les étagères de The Car: Road to Revenge se fait sous le signe de la plus totale indifférence. Pour un projet qui se définit comme la suite de The Car, un film culte des années 70 réalisé par Elliot Silverstein et ayant influencé jusqu’au Jaws de Spielberg, cela est assez triste.

Réalisé cette fois par G.J. Echternkamp (Death Race 2050), ce second opus décide de délaisser complètement la mythologie instaurée par son prédécesseur. En effet, finie l’entité démoniaque tuant des innocents pour le plaisir en prenant la forme d’une automobile. Cette suite met en scène une voiture possédée par l’esprit d’un procureur de la couronne voulant se venger des criminels qui l’ont tué.

The Car Road to RevengeCe parti pris assez incompréhensible n’est qu’un des éléments qui laissent croire que le scénario d’origine n’était pas destiné à s’inscrire dans une continuité. En fait, on ressent qu’à la base le projet n’était que de tourner un calque du Christine de John Carpenter pour pas cher. Est-ce que Universal a choisi d’en faire une suite de The Car pour éviter d’être accusé de plagiat tout en profitant du status culte du film de Silverstein? Dans tous les cas, difficile de comprendre comment un projet pareil a pu voir le jour.

The Car: Road to Revenge est un film passable qui semble avoir été fait il y a 20 ans par des gens qui se foutaient du résultat. Le métrage se repose sur des clichés de dialogues insipides, passant des faussement badass “You got a lot of nerve to show up here” aux insultes sur la taille des pénis. Le tout est probablement dû au fait que le film a été tourné rapidement avec un budget microscopique, mais cela ne pardonne pas tout.

Cela ne pardonne définitivement pas les effets spéciaux dignes d’un projet Adobe au secondaire et, surtout, cela ne pardonne pas le personnage principal insupportablement macho et idiot, interprété par le sosie moins bon de Sean Bean, qui donne la réplique au personnage féminin le moins féministe des années 2010, le tout dans un décor et une ambiance sonore rappelant le pire des films d’action post-Matrix. Ce film est à oublier. Ce film n’a pas d’âme.

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