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Cinq ans après avoir offert le troisième chapitre de la trilogie Scream, Wes Craven refit équipe avec le scénariste Kevin Williamson pour ce qui allait être le premier film du réalisateur traitant du loup-garou. C’est en février 2005 que Cursed prit l’affiche laissant la critique et le public perplexe. Très perplexe. Mais où le réalisateur de A Nightmare on Elm Street voulait-il en venir? Après un violent flop au box-office, les cinéphiles se demandaient bien ce qui s’était passé avec ce duo normalement gagnant.

Tout d’abord, le très mauvais marketing entourant le film y est certainement pour quelque chose. La bande-annonce, plus que trompeuse (voir ci-bas), nous vendait le long-métrage comme étant un film sérieux nous racontant les mésaventures de jeunes adultes vivant un cauchemar après que certains d’entre eux furent mordus par un loup.

Bien entendu, en nous mentionnant qu’il s’agit de l’oeuvre des créateurs de Scream, on s’attendait à sourire, mais Cursed va au-delà et nage peut-être un peu moins dans la subtilité. Comment peut-on prendre au sérieux un loup-garou faisant un doigt d’honneur à ses potentielles victimes? Si le studio avait été honnête au départ en étant plus transparent, la réception aurait sans doute été moins douloureuse. Mais tout cela n’en fait pas un si mauvais film pour autant.

Le 22e long-métrage de Wes Craven met en vedette Christina Ricci (Sleepy Hollow) et Jesse Eisenberg (Zombieland) qui forment à eux le duo de protagonistes. Supportés par des visages familiers comme Joshua Jackson (Urban Legend), Milo Ventimiglia (série This Is Us) et Portia de Rossi (Scream 2), cette distribution était évidemment parfaite pour son public cible. Familière avec le genre, la star de The Addams Family défend son rôle avec conviction accompagnée d’un Jesse Eisenberg enjoué, mais bourré de tics dont il ne s’est toujours pas débarrassé. Les rôles secondaires sont bien défendus, mais c’est la délicieuse Judy Greer (The Village) qui sort du lot, spécialement lors du troisième acte.

Qui dit comédie, dit bien sûr humour. Oui, Cursed est bourré de blagues au premier et deuxième degrés. Sans être dans American Pie, on ne patauge pas non plus dans l’ironie et le grinçant que Kevin Williamson nous avait offert dans Scream. Par contre, on y joue carte sur table rapidement afin de mettre le spectateur au courant de ce qu’on lui réserve. C’est alors à lui de prendre le train ou pas.

Trop d’humour et pas assez de frissons? Les très hautes attentes du public ont sans doute également pesé dans la balance, dû à sa bande-annonce malhonnête. Avec des effets spéciaux rappelant ceux des années 80 et une distribution visiblement amusée, cette pure partie de plaisir ne mérite certainement pas la réputation qui lui colle à la peau depuis maintenant treize ans. N’ayant jamais la prétention d’être un An American Werewolf in London ou The Howling, il faut admettre que Cursed a le mérite d’assumer son coté kitsch en ne se prenant jamais au sérieux, contrairement à plusieurs de ses détracteurs. Peace.

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