umma

[Critique] Umma: maman, j’ai raté tes funérailles

Après Mama, Ma et Mother! c’est au tour de Umma (maman en coréen) de se retrouver sur nos écrans. Le film est coproduit par Sam Raimi et réalisé par la Coréenne Iris K. Shim, qui en est à ses débuts derrière la caméra. La cinéaste signe aussi le scénario de ce tout premier long-métrage. Certains ont peut-être pu le voir au cinéma en mars lors d’une sortie limitée au Québec, mais pour les autres, vous pouvez le retrouver dès maintenant sur demande.

Vivant sur une ferme isolée avec sa fille Chrissy (Fevel Stewart, The Haunting of Sharon Tate), Amanda (Sandra Oh, la série Killing Eve) reçoit la visite surprise de son oncle de Corée, lui annonçant le décès de sa mère en lui remettant ses cendres et ses biens. Rapidement, le fantôme de cette dernière se manifestera et Amanda devra tout tenter pour ne pas laisser la défunte prendre le contrôle de sa vie.
Umma affiche film

C’est sans surprise que Sandra Oh est le point fort d’Umma, un peu comme l’étaient Octavia Spencer dans Ma et Jessica Chastain dans Mama. L’actrice canadienne arrive à livrer une performance naturelle et à bien faire passer les émotions de son personnage, qui aurait pu, par contre, être un peu plus étoffé. En effet, on en sait peu sur nos protagonistes et la durée de 83 minutes (77 sans compter le générique) ne laisse pas beaucoup de temps pour les développer. Le passé d’Amanda est rapidement abordé, et ce, dans un dialogue souvent précipité. En conséquence, le scénario ne prend pas le temps de bien explorer ces informations, plus particulièrement en lien avec le traumatisme auquel sa mère doit apprendre à vivre.

À la réalisation, Shim a tout de même du potentiel. La cinéaste nous présente quelques prises de vue intéressantes et se sert également de gros plans pour faire passer l’émotion de ses personnages. C’est lors des moments plus effrayants qu’elle se perd un peu. Ces scènes tombent souvent à plat et les «jump scares» sont, quant à eux, plutôt prévisibles. Il sera tout de même intéressant de voir ce qu’elle nous réserve dans le futur.

Certains remarqueront quelques similarités avec le scénario de Run de Aneesh Chaganty, sorti en 2020, mettant en vedette Sarah Paulson. Umma n’apporte effectivement pas grand chose de nouveau aux films du genre, excepté les traditions coréennes qui rendent le tout un peu plus intéressant. Les fans de Sandra Oh voudront probablement y jeter un œil, mais pour les autres, on conseille d’attendre le prochain film dans la Momverse d’Hollywood (d’ailleurs, on suggère Momzy comme prochain titre).

Note des lecteurs3 Notes
Points forts
Sandra Oh
Le potentiel d'Iris K. Shim
Les traditions coréennes
Points faibles
Les moments effrayants qui tombent à plat
Le faible développement des personnages
Le manque d'originalité
2.5
Note Horreur Québec

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