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[Critique] Awake: chercher le sommeil en le transmettant aux spectateurs

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Note Horreur Québec

Alors qu’elle tente de se racheter auprès de ses enfants, une ancienne toxicomane doit composer avec un phénomène étrange qui cause des anomalies électriques, mais qui altère aussi la structure physiologique du corps humain pour l’empêcher de tomber endormi. Évidemment, les effets secondaires d’une insomnie continue mènent à la mort, mais pour une raison inconnue, sa fillette réussit encore à sommeiller.

Après son récent Kodachrome, le Torontois Mark Raso tente sa chance vers ce road movie apocalyptique qu’il a co-écrit avec son frère Joseph. Awake arrivait cette semaine sur Netflix, pour les abonnés qui aiment le genre.

Awake Netflix affiche film

Plus les petites productions de Netflix s’accumulent sur la plateforme, plus le cinéphile aguerri est en mesure d’y déceler les mêmes forces et les mêmes faiblesses. L’entreprise multinationale américaine produit un contenu original de haute qualité, cela va de soi, mais un certain essoufflement se ressent face à certains projets. Si des similitudes se dressent entre des longs-métrages comme Bird Box, The Silence, Jusqu’au déclin et Awake, il en va de même pour plusieurs de leurs approches filmiques. Les habitués qui parcourent le catalogue ont même le loisir de reconnaître certains acteurs sur lesquels le sceau du streamer semble planer.

Troquant la redondante prémisse de l’invasion de zombies par une insomnie mondiale, l’idée semblait presque faire un pied-de-nez aux tendances habituelles du film de genre montrant des personnages luttant pour rester éveillés. Cela dit, l’allégorie sociale face au sommeil ne lève pas très haut. On aurait pu générer une série de réflexions montrant, par exemple, les tares d’une société forcément déficiente où trouver le sommeil peut s’avérer parfois ardu. Déplorable aussi qu’on ne tente aucunement d’y inscrire une métaphore terroriste, mais le scénario démontre que très peu de matière.

Awake Netflix image film

La médiatisation omniprésente de la pandémie en cours ridiculise un tantinet cette trame; souvenez-vous combien de temps ont mis les chercheurs pour identifier les causes et les effets produits par la COVID-19 sur le corps humain. Dans Awake, les individus comprennent trop vite le sort qu’ils vont subir. Sans nécessairement trouver de remède sur-le-champ, les scientifiques du long-métrage saisissent en un battement de cils le sort réservé à la race humaine. Quand on pense aux images captées durant la dernière année, il devient aussi difficile de croire que la globalité de la recherche et l’industrie pharmaceutique ne semblent tenir qu’a ce petit laboratoire de pacotille qui aurait fait pâle figure dans un soap. Avec un fléau mortel de cette envergure, impossible d’imaginer que le déploiement ne soit pas plus grand, et que les chercheurs du monde ne soient pas en constate communication. Le traitement manque aussi de réalisme lorsqu’on observe les comportements de cette jeune mère qui cumule les mauvaises décisions de manière complètement risible.

La réalisation de Raso est plutôt quelconque. Malgré quelques passages plus inspirés, l’ensemble se veut surtout fonctionnel. Si Gina Rodriguez (Annihilation) réussit à être crédible, impossible toutefois de ressentir le moindre attachement pour elle. Avec très peu de temps à l’écran, la vétérante Jennifer Jason Leigh l’efface complètement à chacune de ses apparitions.

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